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Le subjontif

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Le mode subjonctif permet à la personne qui parle d’apprécier un fait, de l’interpréter. C’est le mode de la subjectivité. Il s’emploie essentiellement dans une proposition subordonnée.

Comparez :

—> Je viens d’apprendre que Marc est malade.

(le fan est présenté comme certain à indicatif)

et   Je suis désolé que Marc soit malade.

(appréciation subjective du fait à subjonctif)

Formation du Subjontif

Le subjonctif a quatre temps :

– deux temps simples : le présent et l’imparfait,

– deux temps composés : le passé et le plus-que-parfait.

Seuls le présent et le passé sont couramment employés.

L’imparfait et le plus-que-parfait appartiennent à la langue soutenue ou littéraire.

Le présent

Radical de la 3èm personne du pluriel de l’indicatif présent + les terminaisons -e, -es, -e, -ions, -tez, -eut.

parler   ils parl-ent à que je parl-e / que nous parl-ions

finir     ils finiss-ent à que je finiss-e / que nous finiss-ions

mettre  ils mett-ent à que je mett-e / que nous mett-ions

Le subjonctif de certains verbes du 3e groupe se forment sur deux radicaux.

Quatre personnes (je, tu, il, ils) se forment sur le radical de la 3e personne du pluriel.

prendre   ils prennent que je prenn-e/que tu prenn-es/qu’il prenn-e/qu’ils prenn-ent

Deux personnes (nous, vous) se forment sur le radical de la 1er personne du pluriel.

 prendre   nous prenons : que nous pren-ions / que vous pren-iez

D’autres verbes très fréquents ont des radicaux irréguliers.

faire que je fass-e

savoir que je sach-e

pouvoir que je puiss-e

aller que j’aill-e (mais —► que nous all-ions)

vouloir que je veuill-e (mais —► que nous voul-ions)

valoir que je vaill-e (mais —► que nous val-ions)

falloir qu’il faill-e

2. Le passé

Auxiliaire avoir ou être au subjonctif présent + participe passé.

Travailler : que j’aie travaillé / que nous ayons travaillé

Partir :     que je sois parti / que nous soyons partis

3. L’imparfait (langue soutenue)

Il est formé sur le passé simple de l’indicatif + les terminaisons -sse, -sses, -t, -ssions, -ssiez, -ssent.

Parler              je parla(i) —► que je parla-sse, qu’il parlâ-t

finir                 je fini(s) —► que je fïni-sse, qu’il fïnî-t

vouloir            je voulu(s) —► que je voulu-sse, qu’il voulû-t

voir                 je vi(s)     —►que je vi-sse, qu’il vî-t

4. Le plus-que-parfait (langue soutenue)

Auxiliaire avoir ou être au subjonctif imparfait + participe passé.

faire       que j’eusse fait / que nous eussions fait

venir      que je fusse venu / que nous fussions venus.

Emploi du subjontif

1. Dans les propositions subordonnées

Le subjonctif s’emploie essentiellement dans les propositions subordonnées.

Les subordonnées complétives

■ Il faut que j’aille chez le dentiste.

Les subordonnées temporelles

■ Rentrons avant qu’il pleuve !

Les subordonnées de but

■ Le public se tait pour que le violoniste puisse commencer son récital.

Les subordonnées d’opposition

■ Il m’a promis de venir bien qu’il soit très occupé.

Le subjonctif s’emploie aussi dans les subordonnées de condition, de cause, de conséquence et dans les subordonnées relatives.

2. Employé seul

À la troisième personne du singulier ou du pluriel, le subjonctif a une valeur d’impératif. Il est précédé de que.

Émilien a mal à la tête. Qu’il prenne de l’aspirine !

■ Jérôme et Sylvie ne sont pas libres samedi. Qu’ils viennent dimanche !

Valeurs des temps du Subjontif

Les deux temps du subjonctif employés dans la langue d’aujourd’hui, le présent et le passé, permettent de situer un fait comme antérieur, simultané ou postérieur par rapport au verbe principal.

 Le présent

Le présent du subjonctif indique la simultanéité et la postériorité.

La simultanéité

Le verbe subordonné est au subjonctif présent quand il y a simultanéité par rapport au verbe principal, c’est-à-dire lorsque les faits sont situés au même moment.

Le verbe principal peut être au présent, au futur ou au conditionnel.

■ Je suis étonné que Carlos ne connaisse pas ce célèbre joueur de football.

■ Laurent voudra sûrement que nous regardions le match France-Brésil à la télévision.

■ — Ça te plairait que nous regardions le match à la télévision ?

— Non, ça m’ennuie.

Le verbe principal peut aussi être au passé.

En effet dans la langue actuelle, on n’observe qu’exceptionnellement la règle de la concordance des temps au subjonctif ; même si le verbe principal est au passé, on n’emploie pas l’imparfait mais le présent du subjonctif.

J’étais étonné que Carlos ne connaisse pas ce célèbre joueur de football.

La postériorité

Le subjonctif présent peut aussi avoir la valeur d’un futur par

rapport au verbe principal qui peut être au présent, au futur, au conditionnel ou au passé. Le fait exprimé dans la subordonnée a lieu après le fait exprimé dans la principale.

Tous les Brésiliens   souhaitent/souhaitaient/aimeraient > que leur équipe gagne aimeraient le prochain match.

■ Dimanche prochain, je rentrerai tôt pour que nous puissions regarder le match France-Brésil à la télévision.

2. Le passé

Le subjonctif passé indique l’antériorité ou l’accompli.

L’antériorité

Le verbe subordonné est au subjonctif passé lorsque le fait exprimé dans la subordonnée a lieu avant le fait principal.

Le verbe principal peut être au présent, au passé, au futur ou au conditionnel.

■ Les Français regrettent/regrettaient > que leur équipe ait perdu le match dimanche dernier.

■ Bien qu’elle ait déjà joué hier, notre équipe rejouera demain.

L’accompli

Le subjonctif passé peut aussi exprimer un fait accompli par rapport à une limite temporelle située dans le futur et généralement signalée par un indicateur de temps. Le verbe principal peut être au présent, au passé, au futur, au conditionnel.

■ 11 faut que nous ayons quitté l’hôtel avant n heures.

■ Le professeur de maths aimerait que nous ayons terminé le programme quinze jours avant l’examen.

3. L’imparfait ou le plus-que-parfait (langue soutenue)

Ces deux temps permettent d’observer la règle de la concordance des temps : lorsque le verbe principal est au passé, on emploie l’imparfait pour exprimer la simultanéité ou la postériorité par rapport au verbe principal, et le plus-que-parfait pour exprimer l’antériorité et l’accompli.

Mais de nos jours, cette concordance ne se rencontre plus que dans la langue soutenue.

Comparez :

 Le préfet de police a ordonné que la foule se disperse.(langue courante)

et Le préfet de police ordonna que la foule se dispersât.(langue soutenue)

■  On s’étonnait qu’il ne soit pas encore arrivé, (langue courante) et On s’étonnait qu’il ne fût pas encore arrivé, (langue soutenue)

Langue soutenue :

■  « Quoique cette brusque retraite de la maladie fût inespérée, nos concitoyens ne se hâtèrent pas de se réjouir. »

(Camus, La Peste)

■  « La vue de la petite madeleine ne m’avait rien rappelé avant que je n’y eusse goûté. »

(Proust, À la recherche du tempo perdu)

La concordance des temps au Subjontif

À propos de Nguyen Hoang Anh

Vietnamien, Father, Husband, I own and develop #Apprendre Français, founder of @Apprendre Français

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