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Le subjonctif imparfait

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Le subjonctif imparfait (ou imparfait du subjonctif) est un temps de la conjugaison des verbes français. Il remplace le subjonctif présent dans un texte au passé.

I. FORMATION

Principe général de formation

Le subjonctif imparfait est plus précieux que véritablement difficile à construire. Sa construction ne requiert que la connaissance du passé simple, souvent intuitive dans la mesure où ce temps est d’emploi plus courant dans la littérature, temps dont il emprunte exactement le radical et ce pour la totalité des verbes français. Il suffit d’ajouter à ce radical les terminaisons :

  • (je) -sse
  • (tu) -sses
  • (il) ^t
  • (nous) -ssions
  • (vous) -ssiez
  • (ils) -ssent

La conséquence de cette règle est qu’un verbe qui n’a pas de passé simple (par exemple, le verbe éclore), n’a, ipso facto, pas d’imparfait du subjonctif.

Verbes du premier groupe

  • Que j’aimasse
  • Que tu aimasses
  • Qu’il, qu’elle, qu’on aimât
  • Que nous aimassions
  • Que vous aimassiez
  • Qu’ils, qu’elles aimassent

Verbes du deuxième groupe

  • Que je finisse
  • Que tu finisses
  • Qu’il, qu’elle, qu’on finît (Sauf : Qu’il, qu’elle, qu’on haït)
  • Que nous finissions
  • Que vous finissiez
  • Qu’ils, qu’elles finissent

Verbes du troisième groupe

Radical en -i

Radical en -u

  • Que je connusse
  • Que tu connusses
  • Qu’il, qu’elle, qu’on connût
  • Que nous connussions
  • Que vous connussiez
  • Qu’ils, qu’elles connussent

Radical en -in

Ce modèle ne concerne que les verbes venirtenir et leurs composés :

  • Que je vinsse
  • Que tu vinsses
  • Qu’il, qu’elle, qu’on vînt
  • Que nous vinssions
  • Que vous vinssiez
  • Qu’ils, qu’elles vinssent

Avoir

  • Que j’eusse
  • Que tu eusses
  • Qu’il, qu’elle, qu’on eût
  • Que nous eussions
  • Que vous eussiez
  • Qu’ils, qu’elles eussent

Être

  • Que je fusse
  • Que tu fusses
  • Qu’il, qu’elle, qu’on fût
  • Que nous fussions
  • Que vous fussiez
  • Qu’ils, qu’elles fussent

II. EMPLOI

Le subjonctif imparfait est très peu utilisé de nos jours, en français (contrairement à toutes les autres langues romanes, où il demeure très usuel), mais continue à figurer parfois, principalement dans des discours formels ou littéraires, voire humoristiques (comme une marque de préciosité ou de pédanterie du fait de sa rareté, ou à cause des jeux de mots par homophonie parfois graveleux qu’il permet).

Le subjonctif imparfait remplace le subjonctif présent dans une proposition subordonnée, quand la principale est au passé, et que l’action de la subordonnée est simultanée avec l’action de la principale ou est antérieure à celle-ci.

  • Exemple : « Il était nécessaire qu’il parlât ».

Toutefois, quand l’action de la subordonnée est postérieure au temps présent, il vaut mieux utiliser le subjonctif présent.

Exemple : « Il m’avait donné de l’argent hier pour que j’achète un poulet demain. »

Ainsi, on voit alors la différence de sens entre : « Il m’avait donné de l’argent pour que j’achète un poulet. » et : « Il m’avait donné de l’argent pour que j’achetasse un poulet. »

  • Dans la première phrase, le poulet n’est pas encore acheté, dans la deuxième phrase, il l’est.

Également, le subjonctif présent est à utiliser quand l’action n’a pas de date précise, et peut concerner aussi bien le passé que le futur. Ex : « Il a œuvré pour que tous les hommes vivent heureux. » (de préférence à qu’ils vécussent).

Cas spécial du conditionnel présent :

L’arrêté ministériel du 31 juillet 1900 (modifié par l’arrêté ministériel du 26 février 1901) indique :

« On tolérera le présent du subjonctif au lieu de l’imparfait dans les propositions subordonnées dépendant de propositions dont le verbe est au conditionnel. Exemple : il faudrait qu’il vienne ou qu’il vînt. »

Le conditionnel présent peut être suivi du subjonctif présent ou du subjonctif imparfait.

  • La différence entre « Mieux vaudrait que le comité se prononçât en toute sérénité » et « Mieux vaudrait que le comité se prononce en toute sérénité » réside dans le degré de probabilité de la subordonnée. Dans le premier exemple, il s’agit d’un vœu pieux (le locuteur pense que le comité est incapable de se prononcer en toute sérénité) ; tandis que le deuxième est plus optimiste (le locuteur a bon espoir de voir l’événement se réaliser).

Par extension, cela permet de donner un ordre de manière plus aimable : « Il faudrait que tu rangeasses ta chambre. » laisse la liberté à la personne à qui on s’adresse de ranger sa chambre ou non, tandis que « Il faudrait que tu ranges ta chambre. » a une valeur plus impérative ; le locuteur pense très sérieusement que la personne à qui il s’adresse va ranger sa chambre, et donc lui ordonne plus vivement que dans la première phrase.

À propos de Nguyen Hoang Anh

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