Accueil / Grammaire Française / Les formes de phrases

Les formes de phrases

I.La proposition indépendante

Une proposition indépendante est une proposition qui ne dépend d’aucune autre et dont aucune autre ne dépend.

Il mange une pomme mûre.
Il a acheté une voiture rouge
.

Le sens est complet lorsque le verbe est présent. Mais une indépendante est souvent elliptique en particulier dans les proverbes, les exclamations, ou dans le style accéléré

À bon entendeur salut!
Quel beau paysage.
De l’agitation, du bruit, un chaos infernal.

Elle peut être particulièrement brève dans les injonctions ou les exclamations.

Sortez !
Ralentir
Fichtre !

II.La proposition principale

Une indépendante devient proposition principale dès qu’elle a sous sa dépendance une ou plusieurs autres propositions.

Il a décidé de partir quand vous lui avez parlé.
quand = conjonction de subordination, apporte une précision sur le message de la principale.

L’ordre graphique n’est pas toujours l’ordre de la relation logique.

Quand vous lui avez parlé, il a décidé de partir.

Une principale peut être très brève.

Sortez! puisque vous ne pouvez rien y faire.

Elle peut être elliptique.

Quel plaisir lorsque j’ai appris la bonne nouvelle.

III.La proposition participiale

La participiale est une proposition subordonnée. Elle n’est introduite par aucun mot subordonnant :

Le travail achevé, ils partirent en vacances.

La participiale (ou proposition participe) a un verbe au participe présent ou passé qui possède un sujet propre. Ce sujet ne peut occuper la même fonction, vis-à-vis d’aucun autre verbe dans la phrase.

Il ne faut pas confondre le participe, noyau d’une proposition, et le participe en apposition, celui-ci n’a pas de sujet propre, il joue un rôle d’adjectif.

Mon ami, trompé par l’obscurité, s’engagea sur le mauvais chemin.

Trompé par l’obscurité est ici une apposition au sujet du verbe principal, Mon ami sujet de s’engagea. Le participe n’a pas de sujet propre, et il n’y qu’une proposition, indépendante.

Mon ami trompé, le vendeur disparut dans la nature.

Il existe deux sujets, le vendeur qui disparaît et Mon ami qui a été trompé. Il y a donc deux propositions : une principale Le vendeur disparut dans la nature et une participiale Mon ami trompé.

La participiale joue un rôle de complément circonstanciel et peut introduire quatre nuances : le temps, la cause, la concession, la condition.

IV.La proposition infinitive

L’infinitive peut être une proposition indépendante ou principale (si elle a sous sa dépendance une subordonnée). Elle n’est introduite par aucun mot subordonnant.

L’infinitive a un verbe à l’ infinitif qui possède un sujet propre. Ce sujet ne peut occuper la même fonction, vis-à-vis d’aucun autre verbe dans la phrase.

Il ne faut pas confondre l’infinitif noyau d’une proposition et l’infinitif complément d’objet :

Il entend les oiseaux chanter.
Deux sujets “il” sujet de “entend” et “les oiseaux” sujet de “chanter” = deux propositions “Il entend” principale et “les oiseaux chanter” infinitive.

Il entend réussir à son examen.
Un seul sujet “il” sujet de “entend” une seule proposition, “réussir” = infinitif complément d’objet direct.

L’infinitive est une indépendante. Dans ce cas, le sujet de l’infinitif est très souvent absent, l’infinitif ayant alors un rôle proche de l’ impératif.

Ne pas toucher, danger.
Ne pas dépasser la dose prescrite.

Elle exprime l’ordre ou la défense (Cf. les exemples ci-dessus), l’exclamation ou l’interrogation (Que faire? Toi, mentir pour si peu!), l’affirmation avec un infinitif de narration (Et tous de s’exclamer).

L’infinitive est une subordonnéeElle est essentiellement COD.

L’infinitive en position de COD n’est introduite par aucun mot subordonnant. Il faut, bien entendu, que l’infinitif ait son sujet propre. Elle se trouve après des verbes de perception ou de sensation (sentir, voir, apercevoir, entendre, regarder, etc.); après des semi-auxiliaires (faire, laisser, etc.); après voici introduisant, la plupart du temps, “venir” (Voici venir l’hiver).

V.La proposition subordonnée

Une proposition subordonnée est une proposition placée sous la dépendance d’une autre proposition (principale, ou subordonnée d’un niveau supérieur). La subordonnée ne peut assurer un message cohérent en dehors de cette dépendance. Voir subordination.

Mon voisin dit que les matins fraîchissent.
Il faut que vous veniez demain.
Pierre est plus adroit que je ne le croyais
.

Une proposition subordonnée peut occuper, dans la phrase, les mêmes fonctions grammaticales qu’un nom dans laproposition. (Voir fonctions de la subordonnée).

On distingue, selon les fonctions de la subordonnée, quatre grandes catégories :

– les complétives : elles sont, la plupart du temps, complément d’objet direct (voir à l’entrée complétives). On les appelle parfois “substantives“.

– les relatives : elles sont complément de nom ou de pronom. On les appelle parfois “adjectives“.

– les circonstancielles : que l’on classe habituellement d’après sept nuances : temporelle, consécutive, causale,concessive, finale, comparative et conditionnelle. On les appelle parfois adverbiales.

– les participiales : dont le noyau est un verbe au participe passé ou présent, possédant un sujet propre et qui équivalent à des circonstancielles.

Souvenez-vous, les propositions peuvent être emboîtées, et une proposition, subordonnée par rapport à une principale, peut, elle-même, être la principale d’une subordonnée de niveau inférieur.

Mon ami m’a dit qu’il avait été surpris quand il a appris la nouvelle.

VI.La proposition elliptique

Une proposition est dite elliptique lorsque le verbe n’est pas exprimé.

Les mots omis par ellipse doivent parfois être rétablis pour mener à bien l’analyse de la phrase. La proposition elliptique peut être une indépendante ou une principale.

Merci pour le café.
Merci pour le café que vous m’avez offert.

Il peut s’agir aussi d’une subordonnée.

– une relative : après “parmi lesquels, dont” (Il leur restait trois cents francs, dont cent à lui). Dans des expressions figées (Ils courent à qui mieux mieux), avec “qui” à valeur distributive (Ils se jetaient, qui sur la viande, qui sur les boissons, qui sur les entrées).

– de complétives : complétive par “que” ou complétive interrogative (Il prétend que non. Il n’est pas venu ; je n’ai jamais su pourquoi).

– dans de nombreuses circonstancielles (comparaison, corrélation, etc.). “Cela s’est passé aujourd’hui comme hier. Elle le soignait comme un enfant“.

VII.Adverbes de négation

La négation pure peut s’exprimer par “non” et “ne“. “Non” est la forme tonique (Voulez-vous lui parler ? Non !) et “ne” la forme atone.

1. “Non” : peut lier des éléments de phrases de même fonction en les opposant (Prenez non les voies faciles, mais les chemins escarpés). Il sert de préfixe négatif à certains mots. Lorsqu’il entre en composition pour former un nom, il se lie par un trait d’union avec le nom ou l’ infinitif (un non-combattant, un non-lieu, etc.). Lorsque le composé est employé adjectivement, “non” reste détaché (Une unité non combattante, une règle non apprise, etc.). Non s’utilise lorsque la négation ne porte pas sur un verbe.

2. “Ne” : est l’ adverbe de la négation du verbe. Le plus souvent, la négation, pour être complète, s’accompagne d’un autre mot que l’on appelle auxiliaire de négation (pas, aucun, point, etc.).

Ne” s’emploie obligatoirement seul :

– dans certaines expressions proverbiales (À dieu ne plaise) ou figées (N’ayez crainte. Qu’à cela ne tienne, etc.).
– lorsqu’il est utilisé avec “ni” répété (Il ne veut ni partir ni démissionner).

On peut employer “ne” seul :

– avec les verbes “cesser, oser, pouvoir” (Il ne cesse de pleuvoir).
– lorsque une relative de conséquence dépend d’une principale négative ou interrogative (Il n’existe pas d’enfant qui ne soit gourmand).
– 
avec un “si” conditionnel (Tu ne réussiras rien si tu ne sais te maîtriser).
– devant “autre” suivi de “que” (Il n’a d’autre choix que de vous parler).
– après le pronom interrogatif ou l’adjectif interrogatif (Quel enfant n’est gourmand ?).
– après “depuis que, il y a que, voici/voilà que” (expressions du temps). (Il y a deux ans que je ne l’ai vu.).

Dans les autres cas, “ne” est accompagné de divers auxiliaires : pas, point, nullement, aucunement, aucun, nul, personne, rien, guère, jamais, plus, nulle part, mais.

La négation formée de “ne + auxiliaire” occupe une position fixe dans la proposition. Cette position dépend du mode du verbe :

– verbe à l’ infinitif : les éléments de la négation se placent avant l’infinitif (Il voudrait ne pas dormir). Si l’infinitif est à un temps du passé, la négation, souvent, encadre le verbe auxiliaire (Il désirait ne pas avoir parlé ou Il désirait n’avoir pas parlé).

– verbe à un autre mode que l’infinitif : à un temps simple, la négation encadre la forme verbale et les PRONOMS conjoints (Il ne te dira rien. Je ne le crois plus). À un temps composé, la négation encadre l’auxiliaire et les PRONOMS conjoints (Il ne t’a rien dit. Je ne l’ai pas cru).

[/facebook]

À propos de Nguyen Hoang Anh

Vietnamien, Father, Husband, I own and develop #Apprendre Français, founder of @Apprendre Français

Voir Aussi

Y et En (pronoms)

Y et En (pronoms)  – Ça y est, je suis en retard, je dois m’en …

Indicatif ou subjontif ?

Verbe de jugement : Indicatif ou subjontif ? – Il semble que ce soit demain que les …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *