Accueil / Grammaire Française / La conjonction

La conjonction

I. Les conjonctions

Les conjonctions sont des mots qui servent à joindre, à relier, à mettre en rapport.

Le père et le fils.
La mère 
ou la fille.
Soit le père, soit le fils.
L’homme est méchant 
car il souffre.

Comme on peut le voir dans ces quelques exemples les rapports indiqués par les conjonctions peuvent être extrêmement variés (addition, cause, but, conséquence, temps, etc.). De nombreuses conjonctions appartiennent d’ailleurs à la catégorie des adverbes.

On distingue deux espèces de conjonctions : les conjonctions de subordination et les conjonctions de coordination.

1. les conjonctions de coordination : elles servent à joindre des éléments de même fonction (Le père et le fils sont venus = les deux sont sujets), ou des propositions de même nature (Il a gagné et il est content). Les principales conjonctions de coordination sont : mais, ou, et, donc, or, ni, car, cependant, néanmoins, toutefois.

La coordination marque le plus souvent l’addition (et, aussi, bien plus, etc.), la cause ou l’explication (car, en effet,etc.).

2. les conjonctions de subordination : elles servent à joindre deux propositions dont une est subordonnée à l’autre (Il partira quand nous arriverons). Les principales conjonctions de subordination sont : comme, lorsque, puisque, quand, que, quoique, si. Il faut ajouter à cette liste de très nombreuses locutions (à cause que, ainsi que, à mesure que, après que, à moins que, au lieu que, aussitôt que, pendant que, pourvu que, etc.).

La subordination marque, le plus souvent, la comparaison (Le père comme le fils…), la cause (Il ne viendra pas puisque…), ou le temps (Il partira quand…).

II. Ou

Ou” (sans accent) est conjonction de coordination. Il ne faut pas le confondre avec “” (avec accent) qui est adverbe oupronom. On écrit toujours “ou” (sans accent) quand il peut être remplacé par “ou bien“.

Lorsque “ou“, conjonction coordonne deux sujets, la règle générale est d’accorder le verbe au pluriel même si chacun des sujets est au singulier.

Si le père ou le fils viennent…
Le rouge ou le violet sont…

Cependant, le singulier s’impose si le verbe ne peut logiquement avoir qu’un seul sujet (Le père ou le fils sera le vainqueur des élections = il n’y a qu’un seul vainqueur).

Le verbe est souvent au singulier lorsqu’on veut insister sur la valeur disjonctive de “ou” qui signifie alors “ou bien” dans le sens de “l’un ou l’autre” (La force ou la patience sera nécessaire. La guerre ou un tremblement de terre a détruit toute la ville. Quand un soldat ou un groupe de soldats se trouve en vue de l’ennemi, etc.).

Lorsque “ou“, conjonction, coordonne deux noms (ou PRONOMS) l’ adjectif éventuel se met au pluriel. Mais le sens, parfois, indique nettement que l’ épithète ne se rapporte qu’à un seul des noms coordonnés (Un lustre ou une applique murale). La règle veut que, dans ce cas, l’adjectif soit “collé” au nom qu’il qualifie.

Lorsque “ou” coordonne deux noms introduits par un seul déterminant, ce déterminant se met habituellement au singulier et augenre du premier nom et c’est ce premier nom qui donne l’accord aux receveurs éventuels (Le pin pignon ou pin parasol est…).

III. Locutions conjonctives et mode

Lorsqu’une phrase contient au moins une subordonnée non elliptique, donc deux verbes, il existe un rapport entre les temps et les modes des verbes. Les modes ( conditionnel, indicatif,subjonctif) dépendent très souvent du sens du verbe de la principale (parfois des noms, des adjectifs ou expressions). Le verbe de la subordonnée dépend aussi fréquemment de la conjonction qui l’introduit.

On classe les propositions subordonnées d’après les fonctions qu’elles remplissent dans la phrase. On distingue ainsi des subordonnées : sujet, attribut, en apposition, COD, COI, compléments circonstanciels, compléments d’agent, complément de nom ou de pronom, compléments d’adjectifs. Voir, pour les subordonnées sujet, COD, COI, “que”, indicatif ou subjonctif.

Les subordonnées circonstancielles se divisent à leur tour en nombreuses catégories selon les conjonctions qui les introduisent.

– circonstancielle de temps : subjonctif avec “avant que, en attendant que, jusqu’à ce que”.

Notez : en principe, “après que” se construit avec l’ indicatif ou le conditionnel et non avec le subjonctif (Il ferme la porte après que vous êtes sorti).

– circonstancielle de but : le verbe est toujours au subjonctif “afin que, pour que, de crainte que, de peur que“.

– circonstancielle de cause : indicatif ou conditionnel “attendu que, comme, étant donné que, puisque, vu que, sous prétexte que“.

– circonstancielle de conséquence : subjonctif avec “trop pour que, assez pour que, trop peu pour que, suffisamment pour que“.

– circonstancielle d’opposition : subjonctif “au lieu que, bien que, encore que, malgré que, quoique, où que, quelque…que, quoi que“.

– circonstancielle de condition : au subjonctif avec toutes les locutions composées avec “que” “à condition que, à moins que, en admettant que, pour peu que, pourvu que, soit que, supposé que“, etc.

– circonstancielle de comparaison : indicatif ou conditionnel “comme, ainsi que, à mesure que, aussi bien que, de même que, selon que, suivant que

IV.Malgré que

Selon l’Académie, “malgré que” est incorrect sauf avec “avoir” pris absolument (Malgré qu’il en ait).

De plus en plus, “malgré que” pénètre dans l’usage littéraire et il devient difficile de l’interdire absolument ou de le condamner sévèrement. Si vous l’employez, le subjonctif est obligatoire.

V. “Que” conjonction

Que” est la conjonction de subordination la plus fréquente. Elle peut très souvent remplacer n’importe quelle autre conjonction (Comme je ne l’avais pas lu et (comme ou que) je ne voulais pas l’avouer… Même quand il ne lisait pas et (même quand ou que) il ne voulait pas l’avouer…, etc.).

Le rôle de “que” comme conjonction est largement présenté dans l’analyse logique. Mais un léger aperçu montrera “que” comme la conjonction par excellence.

On classe les propositions subordonnées d’après les fonctions qu’elles remplissent dans la phrase. On distingue ainsi des subordonnées : sujet, attribut, en apposition, COD, COI, compléments circonstanciels, compléments d’agent, complément de nom ou de pronom, compléments d’adjectifs.

A part les subordonnées complément d’agent, toutes le autres peuvent être introduites par “que“. Les subordonnées attribut ou apposition le sont toujours, les COD et les COI le sont très fréquemment, et, dans la plupart des circonstancielles, on peut toujours remplacer la conjonction qui introduit la proposition par “que” : Quand la pluie tombe et (quand ou que) les oiseaux se cachent. Les salaires augmentaient (de sorte que ou que) c’était une bénédiction, etc.).

Le mode des subordonnées introduites par “que” donne lieu à une entrée particulière (“que”, subjonctif ou indicatif?) à laquelle vous pouvez directement vous rendre en cas de besoin.

VI. “Que” indicatif ou subjonctif?

Lorsque une phrase contient au moins une subordonnée non elliptique, donc deux verbes, il existe un rapport entre les temps et les modes des verbes . Les modes ” conditionnel, indicatif, subjonctif” dépendent très souvent du sens du verbe de la principale, parfois des noms, des adjectifs ou expressions qui indiquent un mode particulier (doute, affirmation, condition, etc.).

On classe les propositions subordonnées d’après les fonctions qu’elles remplissent dans la phrase. On distingue ainsi des subordonnées : sujet, attribut, en apposition, COD, COI, compléments circonstanciels, compléments d’agent, complément de nom ou de pronom, compléments d’adjectifs.

“Que” introduit une subordonnée sujet. Son verbe se met :

– à l’ indicatif : après les verbes impersonnels ‘ou de forme impersonnelle) construits positivement et exprimantla certitude ou une forte vraisemblance (Il est certain que vous êtes…il est sûr que vous êtes…il est évident que vous êtes…).

– au subjonctif : après les verbes impersonnels (ou de forme impersonnelle) construits positivement exprimantle doute, la seule possibilité, l’obligation (Il est nécessaire que vous soyez…Il est possible que vous soyez…Il est urgent que vous soyez…Il faut que vous soyez…).

– au conditionnel : après des verbes impersonnels (ou de forme impersonnelle) construits positivementmarquant une vraisemblance ou une certitude dépendant d’une condition – énoncée ou non (Il est évident que vous seriez… Est-il sûr que vous seriez… D’où vient que les hommes voudraient…).

“Que” introduit une subordonnée attribut. Son verbe se met :

– à l’ indicatif : quand le fait est réel (L’essentiel est que nous sommes à l’abri. Le plus étrange est que nous sommes seuls).

– au subjonctif: quand le fait est simplement envisagé ou souhaité (Son envie est que tu fasses ce spectacle. Le plus important est que nous gagnions ce soir).

– au conditionnel: quand le fait dépend d’une condition – exprimée ou non (La vérité est que tu aurais intérêt à le faire).

“Que” introduit une subordonnée COD ou COI. Son verbe se met :

– à l’ indicatif: si le verbe de la principale exprime une opinion, une déclaration, une perception et quand le fait est considéré dans sa réalité (J’affirme qu’une hirondelle ne fait pas le printemps. Je crois que tu ne dors pas. Il dit qu’il craint de te voir).

– au subjonctif : après un verbe principal exprimant la volonté, le doute (Il veut que tu croies en lui. Il demandait que tu cédasses), après un verbe principal exprimant un fait simplement envisagé ou souhaité (Je ne crois pas que l’amour soit suffisant. Si vous pensez que l’amour fasse le bonheur vous vous trompez), lorsque la subordonnée est placée en tête de phrase (Que l’amour fasse le bonheur, je ne le pense pas).

– au conditionnel: quand le fait dépend d’une condition – exprimée ou non (Je crois qu’il ferait bien d’y aller. Je suis sûr que les hommes seraient plus heureux s’ils aimaient davantage la vie).

Les subordonnées circonstancielles introduites par “que” obéissent aux mêmes règles : indicatif si le fait est considéré dans sa réalité, subjonctif si le fait est une simple possibilité ou mis en doute, conditionnel si le fait dépend d’une condition – exprimée ou non.

De nombreuses locutions conjonctives imposent le mode de la subordonnée

VII. Subordination (définitions)

La subordination est la relation qui s’établit entre des mots (ou groupes de mots) ou entre des propositions qui ont des statuts grammaticaux différents.

La relation de subordination fait dépendre un élément de l’autre, l’élément subordonné ne peut exister seul.

J’ai visité le jardin de ma voisine“, par exemple, se divise, si on laisse le prédicat de côté, en : “le jardin” groupe nominal principal du COD, et “de ma voisine” groupe nominal subordonné au premier. La disparition de l’élément subordonné n’est pas impossible, il reste : “J’ai visité le jardin“, avec une perte sémantique évidente (Quel jardin? Où se trouve-t-il?). Mais la disparition du premier laisse “J’ai visité de ma voisine“, groupe qui ne peut plus être considéré comme un message.

Les mots qui servent à marquer la relation de subordination sont appelés conjonctions de subordination.

 [twitter name=”name”]

À propos de Nguyen Hoang Anh

Vietnamien, Father, Husband, I own and develop #Apprendre Français, founder of @Apprendre Français

Voir Aussi

Y et En (pronoms)

Y et En (pronoms)  – Ça y est, je suis en retard, je dois m’en …

Indicatif ou subjontif ?

Verbe de jugement : Indicatif ou subjontif ? – Il semble que ce soit demain que les …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *