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L’expression de la conséquence

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La conséquence indique le résultat d’une cause exprimée dans la première partie de la phrase.

Différents moyens permettent d’exprimer une conséquence.

—► Notre fils aime tellement les animaux que nous lui avons acheté un chien, (proposition subordonnée)

—► Notre fils aime beaucoup les animaux, alors nous lui avons acheté un chien, (mot de liaison)

I. LES PROPOSITION DE SUBORDONNÉES À L’INDICATIF

L’indicatif est le mode de proposition subordonnée de conséquence quand le résultat est présent comme certain

Mot en corrélation avec Que

La subordonnée, annoncée dans la principale par un adverbe ou l’adjectif tel, est introduite par la conjonction Que

Ces constructions permettent d’exprimer une idée d’intensité ou de quantité.

1. Verbe + tellement / tant + que

■ Les Dubreuil aiment tellement / tant la mer qu’ils passent toutes leurs vacances sur leur bateau. (= ils aiment beaucoup la mer ; résultat : ils passent toutes leurs vacances sur leur bateau)

■ Les associations de parents d’élèves ont tellement / tant protesté qu’elles ont fini par obtenir l’ouverture d’une classe supplémentaire.

2. Si / tellement + adjectif / adverbe + que

■ Ce gros camion roule si / tellement vite que je n’arrive pas à le dépasser. (= ce camion roule très vite ; résultat : je ne peux pas le dépasser)

■ Baptiste est tellement / si distrait qu’il ne sait jamais où il met ses affaires. (Baptiste est très distrait ; résultat : il ne sait jamais où il met ses affaires)

Attention à l’emploi de &i et de tant devant le participe passé. Devant un participe passé-adjectif, on emploie Si ou tellement

■ La rivière est si polluée qu’on n’y trouve plus de poissons.

L’indicatif est le mode de la proposition subordonnée de conséquence quand le résultat est présenté comme certain.

Devant un participe passé-verbe conjugué avec avoir, on emploie tant ou tellement.

■ L’usine chimique a tant pollué la rivière qu’on n’y trouve plus de poissons.

3. Tant de / tellement de + nom + que

Cette construction insiste sur l’idée de quantité.

■ Balzac a écrit tant de romans que peu de gens les ont tous lus.

(= Balzac a écrit beaucoup de romans ; résultat : peu de gens les ont lus)

■ Il y a tellement de brouillard que les voitures roulent à 20 km à l’heure.

Avec les expressions avoir peur (envie, besoin, soit, etc.), on emploie Si / tellement et non pas tellement de / tant de / Il a eu si / tellement peur qu’il est devenu tout pâle.

4. Un(e) tel(le), de tel(le)s + nom + que

Cette construction insiste sur l’idée d’intensité.

■ Le vent soufflait avec une telle violence qu’il était dangereux de sortir en mer. (= le vent soufflait avec une très grande violence ; résultat : il était dangereux de sortir en mer)

■ La marée noire a causé de tels dégâts qu’il faudra des années pour nettoyer les plages.

Conjonctions de subordination

1. Si bien que

Cette conjonction présente la conséquence sans nuance particulière.

■ On a laissé la porte de la cage ouverte si bien que l’oiseau s’est échappé et que le chat l’a mangé.

■ L’instabilité politique se développe dans ce pays, si bien que les agences de tourisme ont annulé leurs voyages.

Tant et si bien que est une forme d’insistance.

■ L’enfant se balançait sur sa chaise, tant et si bien qu’il est tombé.

2. De (telle) manière que / de (telle) sorte que / de (telle) façon que

Ces conjonctions insistent sur la manière d’agir.

■ Les enfants de ce vieux monsieur s’entendaient bien, de sorte qu’il n’y a eu aucun problème de succession après sa mort.

■ Cet homme politique s’est exprimé de telle façon que même les membres de son parti ont été choqués.

■ L’appartement de cette personne handicapée est organisé de telle manière qu’elle peut y vivre complètement seule.

3. Au point que / à tel point que

Ces conjonctions insistent sur l’intensité.

■ Le vieux château menaçait de s’écrouler au point qu’on a été obligé d’en interdire l’accès aux visiteurs.

■ Le malade souffrait à tel point que le médecin a dû lui faire une injection de morphine.

Remarque générale sur les propositions subordonnées à l’indicatif

Le conditionnel peut être employé à la place de l’indicatif pour exprimer l’éventualité, le désir.

Comparez :

■ J’ai une telle envie de dormir que je vais me coucher tout de suite, (fait réel —► indicatif)

et J’ai une telle envie de dormir que je me coucherais bien tout de suite, (désir —► conditionnel)

Quand la conséquence est liée à une appréciation qui la présente comme irréalisable ou éventuelle, on emploie le subjonctif.

Le verbe principal et le verbe subordonné ne doivent pas avoir le même sujet.

 II. LES PROPOSITION DE SUBORDONNÉES   AU SUBJONCTIF

1. Assez… pour que / trop… pour que

Assez / trop, en corrélation avec pour que, expriment une appréciation. On les emploie avec:

– un verbe

■ Il pleut trop pour que le match de tennis commence

À 15 heures comme prévu. (= il pleut beaucoup, donc le match ne pourra pas commencer à 15 heures)

■ C’est un excellent juriste. Il connaît assez la question pour qu’on lui fasse totalement confiance.

– un adjectif ou un adverbe

■ Le lac n’est pas assez gelé pour qu’on aille patiner aujourd’hui.

(= le lac n’est pas assez gelé ; donc on n’ira pas patiner)

■ Vous parlez trop vite pour qu’on vous comprenne. Pourriez-vous parler plus lentement ?

– un nom (assez de / trop de)

II y a trop de différences entre pays riches et pays pauvres pour que le monde soit en paix !

(= il y a beaucoup de différences entre pays…, donc le monde n’est pas en paix)

■ Il y a assez de lumière dans ton appartement pour que cette plante tropicale s’y plaise.

2. Si… que / tellement… que / tant… que / tel(le)(s)… que / au point que

Ces conjonctions sont suivies du subjonctif lorsque la principale est interrogative ou négative. La phrase exprime alors une restriction.

■ Il ne fait pas un tel froid qu’il soit nécessaire d’allumer le chauffage. (= il ne fait pas assez froid pour qu’il soit nécessaire d’allumer le chauffage)

■ Le malade a-t-il le cœur fragile au point qu’on doive renoncer à toute opération ?

Ou Le malade a-t-il le cœur si fragile qu’on doive renoncer à toute opération ?

Remarque générale sur les propositions subordonnées à l’indicatif et au subjonctif

Quand il y a deux subordonnées, la seconde est introduite par que. m Ce journal est vraiment trop partial pour que je le lise et que je puisse le recommander.

La proposition subordonnée est remplacée par une préposition suivie d’un infinitif quand le verbe de la subordonnée a le même sujet que le verbe de la principale.

III. AUTRES MOYENS D’EXPRIMER LA CONSÉQUENCE

Préposition + infinitif

La proposition subordonnée est remplacée par une préposition suivie d’un infinitif quand le verbe de la subordonnée a le même sujet que le verbe de la principale.

1. Assez / trop… pour

La transformation infinitive de la proposition subordonnée introduite par assez / trop… pour que + subjonctif est obligatoire.

■ En ce moment, j’ai trop de travail pour que j’aie le temps de sortir. (= j’ai beaucoup de travail ; donc je n’ai pas le temps de sortir)

—► En ce moment, j’ai trop de travail pour avoir le temps de sortir.

■ Ma fille est assez bonne en maths pour qu elle fasse des études d’ingénieur.

—► Ma fille est assez bonne en maths pour faire des études d’ingénieur.

■ Cette thèse, j’en ai assez, mais j’ai trop travaillé pour y renoncer.

2. Au point de

La transformation infinitive de la proposition subordonnée introduite par au point que + indicatif est facultative.

On peut dire :

■ il  ne supporte pas les huîtres, au point d’être malade s’il en mange.

ou II ne supporte pas les huîtres, au point qu’il est malade s’il en mange.

Mot de liaison

1. Donc

La place de donc est variable.

■ Le 14 Juillet est un vendredi, Donc il y aura un week-end de trois jours, il y aura donc un week-end de trois jours.

■ Paul a été nommé magistrat à Bordeaux, donc il va s’y installer avec sa famille, il va donc s’y installer avec sa famille.

2. Alors

■ Certains touristes n’étaient pas à l’heure au rendez-vous, alors le guide a décidé de commencer la visite sans eux.

■ Il n’y avait plus de veste rouge à ma taille, alors j’en ai pris une bleue.

3. C’est pourquoi / c’est pour cela que / c’est pour ça que

Ces mots de liaison introduisent une explication. C’est pour ça que est employé dans la langue familière.

■ Le Québec est une ancienne possession française ; c’est pourquoi on y parle le français.

■ Le climat de la Côte d’Azur est très doux ; c’est pour cela que beaucoup de gens y prennent leur retraite.

■ Tu n’as pas bien fermé le robinet, c’est pour ça qu’il n’y a plus d’eau chaude.

4. Par conséquent / en conséquence

■ Le toit de l’église du village est en mauvais état ; par conséquent, il faut prévoir sa réfection.

En conséquence est employé dans la langue soutenue, m L’auteur du crime est un mineur ; en conséquence, le procès se tient à huis clos.

5. Ainsi / comme ça

La place de ainsi est variable.

■ Le port de la ceinture de sécurité est obligatoire.

Ainsi, on réduit la gravité des accidents. / On réduit ainsi la gravité des accidents.

Comme ça est employé dans la langue familière.

■ Prends une clé, comme ça, tu pourras entrer même si je ne suis pas là.

6. D’ou / de là

Ces deux mots de liaison sont généralement suivis d’un nom.

■ Le président de cette association caritative a détourné beaucoup d’argent, d’où un énorme scandale !

■ La direction parle de fermer l’entreprise, de là l’inquiétude des salariés.

7. Du coup

Du coup exprime une conséquence immédiate. Il s’emploie dans la langue familière.

■ Il m’a parlé sur un ton désagréable, du coup je me suis fâché.

■ Anne a eu une crise d’appendicite, du coup nous avons dû annuler nos vacances.

8. Aussi

Aussi, placé en tête phrase, est toujours suivi de l’inversion du sujet. Il s’emploie dans la langue soutenue.

■ La lumière d’île-de-France est d’une grande douceur ; aussi a-t-elle inspiré les peintres impressionnistes.

■ Cette émission de télévision a eu un très grand succès ; aussi a-t-on décidé de la rediffuser.

Juxtaposition

Deux propositions placées l’une à côté de l’autre sont séparées par un point-virgule ou par deux-points. C’est le contexte qui permet de comprendre la relation de conséquence.

■ Il n’a pas plu depuis longtemps dans cette région ; le préfet a interdit l’arrosage des pelouses. (= donc le préfet a interdit…)

■ Ce médicament avait d’importants effets secondaires ; on l’a retiré de la vente. (= donc on l’a retiré…)

À propos de Nguyen Hoang Anh

Vietnamien, Father, Husband, I own and develop #Apprendre Français, founder of @Apprendre Français

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