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L’expression de la cause

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L’EXPRESSION DE LA CAUSE

Exprimer la cause, c’est donner une explication, indiquer la raison d’une action ou d’un fait.

Différents moyens permettent d’exprimer la cause.          

—► La rue Danton est interdite à la circulation parce qu’un incendie s’est déclaré dans un magasin, (proposition subordonnée)

—► La rue Danton est interdite à la circulation en raison d’un incendie qui s’est déclaré dans un magasin, (préposition + nom)

La rue Danton est interdite à la circulation car un incendie s’est déclaré dans un magasin. | (mot de liaison)

I. LES PROPOSITONS DE SUBORDONNÉES À L’INDICATIF

L’indicatif qui présente un fait comme certain est le mode généralement employé dans les propositions subordonnées de cause. Les subordonnées sont introduites par différentes conjonctions.

1.Parce que

Cette conjonction répond à la question « pourquoi ? » exprimée ou non. La subordonnée suit la principale.

■ – Pourquoi es-tu en retard ?

– Parce que mon réveil n’a pas sonné.

■ il rêvait de devenir pilote. Mais il a dû renoncer à son rêve parce qu’il était très myope, (la question Pourquoi n’e&t-il pa& devenu pilote ? est sous-entendue)

■ Il y a des contrôles sanitaires à l’aéroport parce qu’on redoute une épidémie.

2. Puisque

Cette conjonction présente la relation entre la cause et la conséquence comme évidente ; la cause est généralement un fait connu de l’interlocuteur. La subordonnée précède souvent la principale.

■ Puisque vous avez beaucoup de bagages, prenez donc un taxi ! Tu vas pouvoir voter aux prochaines élections puisque Tu es majeur.

Comparez :

– Combien de langues parles-tu ?

– Puisque je suis suédois, je parle évidemment le suédois et je parle aussi l’espagnol.

– Ah oui ! Pourquoi ?

– Parce que ma mère est chilienne.

3.Comme

Cette conjonction souligne la relation entre la cause et la conséquence. La subordonnée précède toujours la principale.

■ Comme il faisait très beau, les gens étaient installés à la terrasse des cafés.

■ Comme il a obtenu une médaille aux jeux Olympiques, cet athlète sera décoré de la Légion d’honneur.

■ Comme c’est le ier Mai, les banques sont fermées.

4. Etant donné que / du fait que / vu que

Ces conjonctions introduisent un fait dont la réalité est indiscutable. La subordonnée précède généralement la principale.

■ Étant donné que beaucoup de monuments sont menacés par la pollution, on remplace souvent les statues par des copies.

■ Du fait que vous avez moins de 26 ans, vous paierez votre billet de train moins cher.

■ Vu que le prix du tabac a fortement augmenté, les gens fument moins.

5. Sous prétexte que

Cette conjonction signifie que la cause est contestée par le locuteur.

■ Alain a quitté son bureau sous prétexte qu’il avait un rendez-vous important, (je pense qu’en réalité il n’avait plus envie de travailler)

■ Sous prétexte qu’elle avait beaucoup de travail, Lisa n’est pas venue à notre fête de famille, (je crois qu’en réalité elle n’avait pas envie de venir).

6. Du moment que

Cette conjonction signifie puisque. En général, la subordonnée est en tête de phrase.

■ Du moment que Caroline est là pour garder les enfants, nous pouvons partir. (= puisque Caroline est là, nous pouvons partir)

■ Du moment qu’il a promis de venir, je suis sûr qu’il viendra. (= puisqu’il a promis de venir, je suis sûr qu’il viendra)

7. D’autant que D’autant moins / d’autant plus (de)… que

Ces conjonctions renforcent la cause.

■ Merci ! Je ne prendrai pas de gâteau d’autant que je suis un régime. (= surtout parce que)

■ Les spectateurs ont d’autant plus applaudi que c’était la dernière représentation de la pièce. (= encore plus parce que)

■ On a d’autant plus de problèmes de santé qu’on prend de l’âge. (= encore plus parce que)

■ Elle a d’autant moins envie de sortir qu’il fait un temps épouvantable. (* encore moins parce que)

Remarques générales

– Quand il y a deux subordonnées, la seconde est introduite par que. Comme il n’y avait plus de place dans le train et que nous devions être à Nice le soir même, nous avons pris l’avion.

-L’emploi du conditionnel à la place de l’indicatif introduit une nuance d’hypothèse.

Comparez :

Ne dis pas ça parce qu’on se moquera de toi. (certitude) et Ne dis pas ça parce qu’on se moquerait de toi. (hypothèse)

8. La proposition subordonnée relative

Elle peut aussi exprimer la cause.

■ Dans notre jardin, le vieux sapin, qui menaçait de tomber, a dû être abattu. (= parce qu’il menaçait de tomber)

■ Mes grands-parents ont vendu leur voiture qu’ils n’utilisaient plus. (- parce qu’ils ne l’utilisaient plus)

II. LES PROPOSITIONS DE SUBORDONNÉES AU SUBJONTIF

Lorsque la cause est un fait possible et non pas certain, la subordonnée est au subjonctif.

1.Soit que… soit que

Deux causes sont possibles.

■ Robert n’est pas venu au rendez-vous, soit qu’il ait oublié l’heure, soit qu’il ait dû rester au bureau plus longtemps. (= parce qu’il a oublié l’heure ou parce qu’il a dû rester…)

2. Ce n’est pas que… mais Non que / non pas que… mais

Une cause possible est écartée et elle est suivie de la vraie raison.

La subordonnée suit la principale.

■ N’allez pas voir cette pièce, ce n’est pas qu’elle soit mal jouée, mais le texte n’est pas intéressant.

Non que et non pas que… mais s’emploient dans la langue soutenue.

Les familles nombreuses sont rares, non que les Français n’en aient pas le désir mais les conditions de vie dans les grandes villes sont difficiles.

III. AUTRES MOYENS D’EXPRIMER LA CAUSE

Les mots de liaison ne sont jamais placés en tête de phrase mais après la première proposition.

1 Car / en effet

Ces mots de liaison introduisent l’explication d’un fait qu’on vient de mentionner. En effet est surtout employé à l’écrit.

■ On trouve des cactus et des palmiers sur la Côte d’Azur, car la température y reste douce en hiver.

■ Les salariés sont inquiets ; en effet les profits de leur entreprise ont fortement diminué.

2. Tellement / tant

Ces mots de liaison introduisent une explication à laquelle s’ajoute une idée d’intensité. Tellement est plus fréquent que tant,

■  On ne pouvait pas entrer au stade de France, tellement il y avait de monde. (parce qu’il y avait beaucoup de monde)

■ il s’est endormi à table, tellement il était fatigué !

■ Tous les pays doivent lutter ensemble contre le SIDA, tant ce problème est grave.

Préposition + nom ou infinitif

1. À cause de / en raison de / par suite de + nom

À cause de + nom ou pronom

Cette préposition introduit une cause généralement négative.

■ On a fermé cette route de montagne à cause des chutes de pierres.

■ Nous sommes arrivés en retard au cinéma à cause de lui.

En raison de et par suite de s’emploient surtout à l’écrit.

■ En raison du prix des appartements, il est très difficile de se loger à Paris.

■ Par suite de la faiblesse de la croissance, la consommation est en baisse.

2. Grâce à + nom ou pronom

Cette préposition introduit une cause positive.

■ Nous avons facilement trouvé votre maison grâce au plan que vous nous aviez envoyé.

■ Tu m’as donné de bons conseils. Grâce à toi, j’ai pu débloquer mon ordinateur.

Comparez :

À cause de la pluie, le chemin était impraticable. et Grâce à la pluie, la pelouse de notre jardin est bien verte.

3. Faute de

Faute de signifie par manque de.

Faute de + nom

■ Ils ne sont pas allés aux sports d’hiver faute de temps et d’argent. (= parce qu’ils manquaient de temps et d’argent)

■ Faute de crédits, on ne rénovera pas la salle des fêtes cette année.

Faute de + infinitif

L’infinitif a le même sujet que le verbe principal.

■ Faute d’avoir fait renouveler son passeport, il n’a pas pu partir en Russie. (= parce qu’il n’avait pas fait renouveler son passeport)

4. À force de

Cette préposition introduit une idée d’intensité.

À force de + nom sans déterminant est employé dans certaines expressions : à force de travail, courage, patience, gentille&&e, etc.

■ À force de volonté, il a pu recommencer à marcher après son accident. (= parce qu’il a eu beaucoup de volonté)

A force de + infinitif

L’infinitif a le même sujet que le verbe principal.

■ À force de critiquer tout le monde, il a perdu beaucoup d’amis. (= parce qu’il critique tout le monde)

5. Étant donné / du fait de / compte tenu de / vu + nom

La cause est incontestable.

■ Étant donné la pression des écologistes, les constructeurs automobiles fabriquent des moteurs moins polluants.

■ Du fait de son infirmité, il bénéficie d’une carte de priorité.

■ Compte tenu de la tension internationale, le Président a annulé tous ses déplacements.

■ Vu les embouteillages, nous ferions mieux de prendre le métro pour arriver à l’heure.

6. Sous prétexte de + infinitif

La cause est contestée. L’infinitif a le même sujet que le verbe principal.

■ Il est entré dans le bureau de Martine sous prétexte de lui demander un renseignement.

(je pense qu’en réalité il voulait l’inviter à dîner)

7. Pour

Pour + nom

■ Merci pour ton aide ! Grâce à toi, j’ai enfin compris comment résoudre ce problème de maths. (= parce que tu m’as aidé)

■ La ville de Lyon est très connue pour sa gastronomie. (= parce qu’on y mange très bien)

Pour + infinitif passé

■ Françoise a eu une amende pour avoir garé sa voiture sur le trottoir.

(= parce qu’elle avait garé sa voiture sur le trottoir)

■ il a reçu une décoration pour avoir sauvé un enfant de la noyade.

(= parce qu’il avait sauvé un enfant de la noyade)

8. Par + nom

Par + nom sans déterminant est employé dans certaines expressions : par curio&ité, gourmandise, amour, haine, pare&se, peur, intérêt, etc.

■ Elle a fait cela par amitié pour moi.

■ Par timidité, la petite fille n’a pas pu réciter son poème à la fête de l’école.

PARTICIPE

1. Gérondif : en +  participe présent

Il a le même sujet que le verbe principal.

■ J’ai trouvé un emploi en consultant les annonces sur Internet. (= parce que j’ai consulté les annonces sur Internet)

■ Il est devenu millionnaire en créant une entreprise d’informatique. (» parce qu’il a créé une entreprise d’informatique)

2. Participe présent ou passé

On le trouve surtout à l’écrit.

Le participe se rapporte à un nom ou à un pronom.

■ Les cambrioleurs, surpris par le concierge, ont pris la fuite.

(= les cambrioleurs, parce qu’ils ont été surpris…)

■ Voyant que les touristes étaient fatigués de marcher, le guide a proposé une promenade en bateau-mouche sur la Seine.

(= comme le guide voyait que les touristes étaient fatigués…)

Le participe a son propre sujet. C’est une proposition participiale.

■ La nuit tombant, les gardiens ferment les grilles du jardin.

(= comme la nuit tombe…)

■ Le volcan étant entré en éruption, les villages avoisinants ont été évacués. (= comme le volcan est entré en éruption…)

JUXTAPOSITION

Deux propositions placées l’une à côté de l’autre sont séparées par deux-points ou par un point-virgule. C’est le contexte qui permet de comprendre la relation de cause.

■ Ils sont très heureux ; ils viennent d’avoir un bébé.

(= parce qu’ils viennent d’avoir un bébé)

■ Le docteur Legrand ne restera pas dîner avec nous ; il a été appelé pour une urgence.

(= parce qu’il a été appelé pour une urgence)

À propos de Nguyen Hoang Anh

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Un commentaire

  1. Bonjour,
    Merci pour ces expressions, votre explication m’a beaucoup aider.

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