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Autres fonctions de mots

  • Attribut
  • Épithète
  • Antécédent
  • Apposition
  • Exclamatifs
  • Explétif
  • Exclamatifs
  • Nom en apostrophe
  • Présentatifs

I.Attribut

L’attribut exprime la qualité, la nature ou l’état qu’on rapporte au sujet (ou au complément d’objet) par l’intermédiaire d’unverbe (Son fils est médecin).

Les verbes qui peuvent réaliser ce lien sont nombreux. Le principal est “être” mais selon l’idée qui préside à l’attribution on peut rencontrer “devenirdemeurerrester (idée de continuité), “paraître, sembler, se montrer, passer pour, etc.” (idée d’apparence), “s’appeler, se nommer, être choisi (idée de désignation). Enfin, de nombreux verbes d’action peuvent être attributifs. Il suffit que l’intention les rapproche de “être” (mourir, régner, venir, tomber, arriver), etc. (Il tomba malade. Il arriva fatigué, etc.).

Il existe deux sortes d’attributs, l’attribut du sujet et l’attribut du complément d’objet direct ou indirect. Leur construction est identique : un état, une qualité “attribué” au sujet ou au complément d’objet par l’intermédiaire d’un verbe (Cet homme est grand. Il trouve ce film distrayant).

L’attribut peut être :

– un nom : Son fils est médecin;
 un adjectif : Son fils est grand;
– un pronom : Ce livre est celui que j’avais perdu:
 un adverbe : Ce livre est bien;
– un infinitif : Souffler n’est pas jouer. Cette voiture est à vendre;
– une proposition : Son idée est qu’il faut poursuivre.

L’attribut s’accorde en genre et en nombre avec le nom auquel il se rapporte : sujet ou complément d’objet. Si l’attribut se rapporte à plusieurs noms coordonnés, il se met au pluriel.

Notez : Avec les verbes impersonnels l’accord se fait avec “il” et non avec le sujet réel (C’est fou les cordes qu’il est tombé ce matin !)

II.Épithète

L’épithète est, généralement, un adjectif qualificatif placé dans l’environnement d’un nom et exprimant, sans l’intermédiaire d’un verbe une qualité liée à ce nom.

Il portait un chapeau pointu.
Il tient une grosse boule.
j’aime le joli mois de mai.

L’ épithète s’oppose à l’ attribut en ce qu’elle n’est pas reliée par un verbe et qu’elle fait entièrement partie du groupe nominal. La phrase reste la plupart du temps correcte si l’épithète est supprimée.

L’épithète s’accorde en genre et en nombre avec le nom qu’elle qualifie (Une belle voiture. De belles voitures. Un beau camion.).

Plusieurs épithètes au singulier peuvent se rapporter à un nom pluriel, c’est ce qu’on nomme un accord distributif(Les langues anglaise et française).

Si l’ épithète se rapporte à plusieurs noms, elle prend d’habitude le pluriel (Une table et un buffet anciens). Elle se met auxgenres des noms s’ils sont de même genre et au masculin s’ils sont de genres différents. Il faut bien entendu que le sens permette cet accord (L’exemple suivant ne permet pas l’accord avec les deux noms : Un lustre et une applique murale).

Quand l’ épithète suit un complément de nom elle s’accorde selon le sens avec le complément ou avec le nom complété (Un bleu de chauffe graisseux. Un mètre de soie jaune). Elle s’accorde avec le complément lorsque le premier nom est un nomnuméral (millier, million, milliard), un nom collectif ou prédomine l’idée de quantité (Une infinité de soldats harassés) ou un nom comme “espèce, genre, type, sorte…” (C’était un genre de géante maladive).

III.Accord du participe passé avec l’antécédent du relatif

Lorsque le participe passé est en rapport avec un pronom relatif, soit que celui-ci représente le sujet (la femme qui est tombée), soit qu’il représente le complément d’objet direct (la femme que j’ai vue), le participe passé s’accorde, selon larègle générale de l’accord du participe passé, avec l’ antécédent du pronom relatif (la femme, dans nos deux exemples).

Il peut y avoir un problème si le pronom relatif renvoie à plusieurs antécédents (l’homme et la femme que j’ai vus).

Il faut alors savoir si les antécédents s’ajoutent ou ne s’ajoutent pas. Avec les coordinations qui habituellement ajoutent un terme à l’autre (et, virgule) l’accord se fait au pluriel. Mais la coordination ne comporte pas toujours cette idée d’addition, en particulier, avec :

– les conjonctions de comparaison “comme, ainsi que, autant que, moins que, plutôt que“, etc. Lorsque les antécédentss’ajoutent, l’accord se fait sur les deux. Lorsqu’ils ne s’ajoutent pas, on fait l’accord avec le premier.

La fille, comme le père, est venue.
Ne s’ajoutent pas.

La fille comme le père sont venus.
S’ajoutent.

C’est le fils autant que le père que j’ai invités.
s’ajoutent.

C’est la fille plutôt que le père que j’ai invitée.
Ne s’ajoutent pas.

– les coordinations “ou, ni“. Lorsque les antécédents s’ajoutent, l’accord se fait sur les deux. Lorsqu’ils ne s’ajoutent pas, on fait l’accord avec le dernier.

IV.Apposition (Substantif épithète)

L’apposition se présente le plus souvent comme un élément nominal placé dans la dépendance d’un autre élément nominal. L’élément dépendant a, vis-à-vis du nom principal, la relation qu’a un attribut avec son sujet ou un épithète avec le nom qu’il qualifie.

Ces deux relations donnent lieu à deux “types” d’appositions :

La France, pays des droits de l’homme, se doit de…
où “pays des droits de l’homme” désigne la France et peut se lier par “être“.

Il a commandé des chèques repas.
Où “repas” apparaît comme un qualificatif de même type qu’un adjectif “des chèques périmés” ou “rouges“. Certains grammairiens parlent alors de substantif épithète.

Ce dernier exemple illustre un procédé très productif à notre époque. La publicité et les médias l’utilisent largement.

Il donne souvent lieu à des emboîtements successifs et de l’élément principal dépendent parfois plusieurs éléments :

L’axe Paris-Berlin.
Le duel Mitterrand-Chirac.
Un conflit mère-fille.
La trilogie immigration-insécurité-chômage.

Dans ce type de construction, les mots dépendant de l’élément principal sont liés par des traits d’union.

Si l’apposition est donneuse d’accord c’est le premier élément qui est décisif.

Accord du nom en apposition : Lorsque l’accord peut se faire, il doit se faire (après tout les deux noms désignent la même réalité).

L’accord se fait quand l’apposition et son support sont des noms animés, et qu’ils ont tous deux un genre selon le sexe de l’être désigné.

Exemple : avec “père, mère, femme, homme“. On écrira, bien évidemment, Son père, homme remarquable… etSa mère, femme remarquable…

L’accord se fait encore lorsque l’apposition, animée et pouvant varier en genre, concerne un mot support inanimé.

Exemple : La mort, cette voleuse!

L’accord en nombre est la règle : Les villes, géantes aveugles,… Les hommes, barbares furieux,…

Lorsqu’une apposition est rapportée à deux supports elle se met habituellement au pluriel.

V.Adjectifs interrogatifs et exclamatifs

Les adjectifs interrogatifs indiquent que l’être ou la chose qu’ils déterminent (on parle aussi de déterminants interrogatifs) fait l’objet d’une question :

Quel jour sommes-nous ?
Quels livres voulez-vous ?

En dehors de ce rôle de déterminant, les adjectifs interrogatifs s’emploient aussi comme attributs, comme de véritables adjectifs.

Quelle est votre voiture ?

Les formes principales de l’adjectif interrogatif sont :

Quel = masculin singulier;
Quels = masculin pluriel;
Quelle = féminin singulier;
Quelles = féminin pluriel.

On range parfois parmi les interrogatifs “combien de“.

Ces mêmes formes sont exclamatives lorsqu’elles expriment l’admiration, l’étonnement, etc. On parle alors d’adjectifs exclamatifs.

VI.Explétif

Les mots “explétifs” ne jouent aucun rôle grammatical dans la phrase. Ils marquent une intention, une tournure. Ils sont facultatifs, même si l’usage, dans quelques tournures, les utilise généralement.

Les PRONOMS personnels, “ce“, des prépositions, l’article dans “l’on“, “en” et “y” dans certaines expressions peuvent être explétifs :

C’est quelqu’un d‘honnête.
Il 
va de son honneur
Il
 te lui donne une de ses gifles.
Goûtez
-moi ça !

Mais le plus souvent, quand on parle de mot explétif c’est de l’adverbe de négation “ne” qu’il s’agit.

“Ne” est explétif lorsqu’il apparaît dans certaines subordonnées de sens positif (sans négation) :

– après les verbes de crainte (redouter, appréhender, craindre, etc.) on met habituellement un “ne” explétif (Je crains que votre ennemi ne revienne). On ne met pas “ne” si ces verbes sont pris négativement (Je ne crains pas que votre ennemi revienne).
– après “éviter que, empêcher que” on peut mettre “ne“, son emploi est facultatif (Par son intervention, il a évité que vous ne vous blessiez ou que vous vous blessiez).
– après “défendre que” on ne met pas “ne” (Il a défendu que vous entriez et non que vous n’entriez).
– après “nier, disconvenir, désespérer, contester, douter, etc.”, on met “ne” si ces verbes sont négatifs ou interrogatifs (Il ne doute pas qu’il ne vous rembourse). Mais on ne met pas “ne” s’ils sont utilisés affirmativement (Je doute qu’il vous rembourse).
– après “avant que” l’emploi de “ne” est facultatif (Avant qu’il parte ou Avant qu’il ne parte).
– après “à moins que” on met “ne” (Il partira à moins que vous ne lui parliez).
– après “sans que” on ne met pas “ne“.

VII.Adjectifs interrogatifs et exclamatifs

Les adjectifs interrogatifs indiquent que l’être ou la chose qu’ils déterminent (on parle aussi de déterminants interrogatifs) fait l’objet d’une question :

Quel jour sommes-nous ?
Quels livres voulez-vous ?

En dehors de ce rôle de déterminant, les adjectifs interrogatifs s’emploient aussi comme attributs, comme de véritables adjectifs.

Quelle est votre voiture ?

Les formes principales de l’adjectif interrogatif sont :

Quel = masculin singulier;
Quels = masculin pluriel;
Quelle = féminin singulier;
Quelles = féminin pluriel.

On range parfois parmi les interrogatifs “combien de“.

Ces mêmes formes sont exclamatives lorsqu’elles expriment l’admiration, l’étonnement, etc. On parle alors d’adjectifs exclamatifs.

VIII.Nom en apostrophe

Le mot en apostrophe peut être un nom ou un pronom. Il désigne l’être ou la chose personnifiée à qui on adresse la parole (Toi, chante-nous quelque chose! Amis, buvons à la santé de Pierre. Ça c’est fort, Pierre!).

Il ne faut pas confondre l’apostrophe et l’ apposition. L’apostrophe interpelle (c’est le vocatif latin). La phrase interpellative utilise l’apostrophe (Garçon!), l’impératif (Venez!) ou des interjections (Allo. Hep! Pst!). Elle fait partie du discours direct.

On peut, pour différencier l’apostrophe de l’ apposition, passer la phrase au discours indirect (Il a dit : “Toi chante-nous quelque chose!” donnera, par exemple Il lui a dit qu’il nous chante quelque chose. Je leur ai dit : “Amis, buvons à la santé de Pierre!” donnera J’ai dit à mes amis que nous buvions à la santé de Pierre. Le mot en apostrophe sort de la citation, il ne peut être conservé dans le discours indirect.

IX.Présentatifs (Voici, Voilà)

Voici” et “voilà” servent très souvent à annoncer, à présenter, on les nomme alors des “présentatifs“.

Voici l’homme.
Voici mon livre, voilà le tien.

Voici, voilà” sont formés à partir de l’impératif de “vois“, et de “ci” et ““. Ils comportent donc un élément verbal et celui-ci est bien senti dans des formes comme “Te voilà, nous voici, etc.“.

Dans une analyse, les mots suivant “voici, voilà” et précisant ce qui est annoncé par le présentatif, sont appelés complémentdu présentatif (Voici l’homme).

Lorsque “voici, voilà” introduisent un complément de temps, ils sont préposition (Nous nous sommes revus voici six mois).

À propos de Nguyen Hoang Anh

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